Le temps des ruines

« Ils avaient traversé la guerre, l’enfer, la misère
Vu leur ville mise en ruine par la folie meurtrière
Perdu femmes, hommes, parents sœurs et frères
Ne restait plus rien que amas de fer et de pierres


Et dans leur pays qui n’était plus que poussière
Au retour de leur exil après tant de galère
De larmes, de cri de douleurs et de colère
Les habitations provisoires les abritèrent.

 

Que ce soit préfabriqués, demi-lunes ou baraquements
Ils reprenaient goût à la vie et courageusement
Chacun s’attelait à sa tâche avec respect et dignité
Heureux et soulageait d’avoir un toit pour s’abriter.


Après leur journée de travail ils s’occupaient du jardin
Ce petit coin de terre était un trésor eux qui enfin
Pouvaient vivre dans la paix et la sénérité
Et souvent un parterre de fleurs finissait d’agrémenter


Comme pour mettre un peu plus de couleurs
Et tenter d’atténuer les incroyables horreurs ;
Comme pour guérir les blessures de leurs cœurs
Et pour que le regard se pose sur autre chose que le malheur.


Le dimanche ils se réunissaient en toute simplicité
Dans une ambiance parfumée de convivialité
Chacun avait sa croix à porter et l’entraide et l’amitié
Soulageaient l’un et l’autre à mieux supporter.


Ils avaient traversé la guerre, l’enfer, la misère
Vu leur ville mise en ruine par la folie meurtrière
Et d’être relogés enfin dans ces cités provisoires
Leur avait redonné un grand élan d’espoir


Pour faire renaître petit à petit leur ville Martyre
Pour se mettre chaque jour à tout reconstruire
Pour relever la tête et préparer un autre avenir
Sans jamais oublier de se souvenir…. »


Pascal-Branly BERNARD. Mai 2007.

Les demi-lunes

On retrouve ce genre de construction dès les lendemains du premier conflit mondial.


On les associe souvent au type « Nissen ». Ces baraques ont une forme demi-cylindrique en tôle.


« L’ossature est en bois et est couverte de papier bitume et de tôles avec une façade en demi-lune. Il repose sur un soubassement en brique l’isolant du sol. Ses dimensions sont standardisées lui donnant une surface habitable de près de 40 m2. Découpé en 2 ou 3 pièces, il est éclairé de deux petites fenêtres et dispose d’une unique porte sur sa façade. »


Source

Demi-lunes, Le Portel – Pascal Bernard

Les uk100

L’histoire des uk100 est bien mouvementée et finalement c’est la France qui récupère les droits de contrat après que l’Angleterre (uk) se rendit compte de leur fragilité.


Cette fragilité inquiète également les Français d’autant plus que les matériaux auraient pu être utiles afin de reconstruire.


Les uk100 arrivent dès décembre 1945 à Cherbourg par cargo pour ensuite être amené par des bateaux à vapeur dans les ports endommagés.


Même si des défauts sont attestés (faible résistance au feu) ils sont considérés comme ce qu’il y a de mieux en terme de logement provisoire.

Des uk100, Calais – Association les Inoublis

Une cité de Uk100, Le Portel – Pascal Bernard

Plan annoté d’un uk100 – José Capez – Membre de l’UNCP

Les chalets canadiens

Les chalets canadiens ont un confort tout relatif par rapport aux baraquements américains.

Chalets canadiens, Le Portel – Pascal Bernard

Plan de l’organisation d’une cité de baraquements canadiens – José Capez, membre de l’UNPC

Comparaison d’un plan d’un baraquement type français et celui d’un uk100

José Capez, membre de l’UNPC