Dunkerque

Dunkerque sort meurtrie du premier conflit mondial et cette ville en tant que point stratégique de premier ordre ne peut échapper à la deuxième Guerre Mondiale.


La progression fulgurante des Allemands provoque l’effondrement des Alliés face à la Blitzkrieg qui s’abat sur la ville dans la nuit du 18 au 19 mai 1940.


Les bombardements se multiplient et prennent une ampleur de plus en plus importante. La ville est littéralement écrasée notamment le 27 mai 1940 qui se révèle apocalyptique : les incendies ne peuvent plus être maîtrisés et les civils se terrent dans les abris.


Le 26 mai, les Britanniques décident de déclencher l’opération « Dynamo » qui correspond à un sauvetage par la mer de Dunkerque.


L' « enfer de Dunkerque » débute et il s'abat de toute sa force sur les Alliés. Le 4 juin 1940, la cité est prise par l’armée allemande.


Malgré les bombardements opérés par l’aviation alliée, la population place toutes ses espérances dans l’Angleterre.


Dès le début de l’année 1944, le sort de l’agglomération prend un tournant radical. En janvier, Hitler décide de faire de Dunkerque une véritable "forteresse" et, dès février, toute la zone des wateringues est inondée et minée.


Les Canadiens se lancent dans la reconquête de la ville. Les affrontements vont se poursuivre pendant huit mois mais ils se résument à des embuscades, à des échanges de tirs d’artillerie et à des accrochages souvent meurtriers.


Les bombardements successifs et les affrontements ont détruit la ville à plus de 70 %, le nord et le centre sont quasiment rasés.

Plus de détails ici.

Rue Poincaré – André Coilliot

Rue du Port – André Coilliot

Place de la République – André Coilliot

La place Jean Bart détruite – Pascal Bernard

Vue sur le beffroi – André Coilliot

Arrondissement de Boulogne-sur-Mer

De juin 1940 à septembre 1944, Boulogne et ses alentours furent sévèrement touchés par les bombardements alliés, notamment ceux de 1943-1944.


En effet, l’arrondissement de Boulogne fut sinistré à 85-90% en moyenne. Ces destructions importantes ont été provoquées contre l’opération Seelöve ainsi que dans le cadre de l’opération Starkey.


Rien n'est épargné à Boulogne et ses environs puisque de nombreux immeubles sont entièrement détruits (plus de 95% des immeubles et maisons détruits ou endommagés pour Boulogne et le Portel), de nombreux morts sont à déplorer (environ 1200 pour ces deux communes) ainsi que de nombreux sans-abris et réfugiés.


Les dégâts occasionnés par la guerre ont donc été terribles pour les Boulonnais. Le traumatisme est brutal compte-tenu des paysages de ruines qui jaillissent dans la ville. Il ne reste plus rien...

Rue J.-B. Fourrier, Boulogne-sur-Mer – André Coilliot

Le Portel – André Coilliot

Cartes postales qui présentent les destructions par un comparatif diachronique

Calais

L'histoire de Calais pendant la seconde Guerre Mondiale se résume en un mot : tragique. La ville sort profondément dévastée par ce conflit et notamment par les bombardements successifs.


Le 10 mai 1940, un déluge de feu s’abat sur la ville de Calais. De nombreuses infrastructures sont détruites et le port sort meurtri de ces bombardements. Jusqu’au 26 mai, date de la prise de Calais, les bombardements se multiplient si bien que de nombreux bâtiments sont touchés comme les gares ou l’hôpital militaire.


De septembre à octobre, la ville subit à nouveau les exactions de l’aviation, cette fois-ci anglaise, même si l’ampleur des dégâts est inférieure à celle de mai. Toutefois, la population est davantage exaspérée par ces destructions car ils ne comprennent pas l’action des Alliés. De nombreuses erreurs de cible vont se produire tout au long du conflit comme en décembre 1941 par des Polonais.


A partir de mai 1944, c’est au tour des américains de bombarder la cité faisant de nombreux morts. La plus grosse bévue est celle de février 1945 par l’aviation anglaise, alors que la ville avait été libérée en septembre 1944.


Au final, la ville de Calais est détruite à 75% et des quartiers comme Calais-Nord sont totalement rasés.


Plus de renseignements...

Place d’Armes – André Coilliot

Rue royale – André Coilliot

Rue royale avant et après la guerre – André Coilliot

Arras

Arras pendant la Seconde Guerre mondiale subit tout d’abord les bombardements allemands puis ceux des alliés. En mai 1940, une cinquantaine de maisons ainsi que la gare subissent le déluge de feu.


Mais en avril 1944, l’intensité est beaucoup plus importante puisque environ deux cents points d’impacts sont comptabilisés.


On peut dresser un inventaire des destructions selon les chiffres fournis par les services techniques arrageois. Sur 5 882 immeubles, 826 sont détruits totalement soit 14%.


Si l’on considère toutes les destructions, le taux s’élève à 30% si bien qu’elle est considérée comme une ville sinistrée.


Pour plus d’informations les livres d’André Coilliot sont très précis sur les événements de la Seconde Guerre mondiale pour Arras et ses environs.

Rue de St-Quentin, Arras – André Coilliot

Pont de cité, Arras – J.-M. Girardet

Des destructions à Arras – André Coilliot

Un bâtiment détruit – André Coilliot

Quelques villages

Le monde rural a lui aussi été touché par la Seconde Guerre mondiale.


En effet, de nombreux villages ont été sinistrés durant ce conflit comme le village de Siracourt qui fut sinistré à 100%.


Selon l’Union Nationale des coopératives de Reconstruction réunie en congrès à Arras en 1952, pour le Pas-de-Calais, il y aurait eu 26 063 immeubles agricoles sinistrés dont 8 274 détruits totalement et 17 789 endommagés mais réparables sur les 135 000 bâtiments détruits au total dans le département.


Voici quelques exemples de villages endommagés voire détruits...

Ferme, Warlus – J.-M. Girardet

Ferme, Saint-Floris – D. Faivre

Rue Saint-Hilaire détruite, Frévent – Archives de Saint-Pol-sur-Ternoise

Église détruite, Ghyvelde