Les ports de Dunkerque et de Boulogne-sur-Mer

Archives communales de Boulogne-sur-Mer

Le port, Dunkerque – André Coilliot

Le port de Boulogne-sur-Mer, richesse locale et nationale, a été considérablement ébranlé par la Seconde Guerre mondiale.


En effet, le port fut une cible systématique des Anglais dans le cadre de l’opération Starkey et de l’opération Seelöve. Toutefois, ce port fut aussi saboté par les Allemands en septembre 1944 afin d’empêcher une éventuelle arrivée des Alliés à Boulogne.


De plus, le port qui a subi 487 bombardements est totalement inutilisable compte-tenu du nombre important d’épaves en son sein ou encore de la faible possibilité d’utilisation des quais (560m).


Au final, le port de Boulogne-sur-Mer fut endommagé à 98%.

Le port de la ville de Dunkerque a été détruit à cause, à la fois du sabotage effectué par les Allemands en mai-juin 1940 mais aussi à cause des bombardements alliés afin que les Allemands n’aient pas un port intact face à l’Angleterre.


Après 4 ans, 11 mois et 5 jours d’occupation allemande, une fois la ville libérée, la situation observée est critique et les dégâts sont considérables.


En effet, alors que la ville fut détruite à 70%, le port, quant à lui, fut détruit à 85%.


La situation est problématique pour la ville à cause de cette situation. L’économie locale en est affectée...

Des usines

Le secteur industriel a été plus durement touché que le secteur agricole. Dans un premier temps, il faut comprendre que les usines sont une cible privilégiée pour les bombardements afin de ralentir la production de l’ennemi.


Toutefois, des secteurs ont été épargnés comme celui de l’armement alors que d’autres comme la sidérurgie ont connu une grave récession.


Ceci peut s’expliquer par un manque de charbon (manque de mineur, du matériel vétuste) et par un secteur du transport durement touché (sabotages, combats, bombardements etc.) impactant directement la circulation des matières premières ou des produits manufacturés.


Des grèves se développent ce qui n’arrange pas la situation. Dans un premier temps, le gouvernement a cependant privilégié le redémarrage économique plutôt que le logement. De ce fait, on s’engage rapidement dans la restauration économique qui est permise par le rétablissement des circulations fluviales et le retour des activités ferroviaires.


Voici quelques exemples de destructions de bâtiments industriels dans la région.

Usine Béguin, Corbehem – J.-P. Brémard

Usine Stein, Le Portel – Pascal Bernard

Usine des dunes, Dunkerque - CCAS

La fonderie – Archives communales Boulogne-sur-Mer

L’usine Arbel, Douai – J.-P. Brémard