Les I.D.T.

Des Immeubles à Destination Transitoire ont été financés par l’Etat pour reloger des personnes indispensables à la reconstruction physique et économique des villes.


On trouve des exemples représentatifs à Maubeuge puisque Lurçat dès 1946 a développé un ensemble conséquent de ce type d’habitation.

I.D.T. au square Delvallez, Dunkerque – google maps

I.D.T. route de Valenciennes, Maubeuge – google maps

Les Castors

L’Union Nationale des Castors a été créée en 1950.


Ces maisons peu ordinaires furent construites par des hommes volontaires œuvrant en dehors de leurs heures de travail quotidien.


Au final, ces maisons étaient destinées à devenir leur propriété. Toutefois, cet investissement n'était pas de tout repos, car il fallait compter en moyenne 600 à 700 heures de travail par maison.


Le Crédit Foncier couvrait 80% des dépenses et la mairie faisait avancer les constructions en achetant par exemple la machine servant à confectionner les parpaings ainsi que les terrains à bâtir.


Effectivement, l'édification d'une maison type Castor était en réalité assez simple puisque les matériaux utilisés tels que les parpaings ou le béton étaient assez rudimentaires.


Les aspects plus complexes et techniques comme la charpente, l'électricité ou encore la distribution d'eau furent gérés par des professionnels du métier.

Une maison Castors rue Demont-Breton, Calais – google maps

Construction de maison Castor, Le Portel – Wallois, Lionel Leprêtre

Des maisons Castor à l’heure actuelle, rue de Verdun à Calais

Travaux dans le quartier du Beau-Marais, Calais – Association les Inoublis

Une maison Castors rue Demont-Breton, Calais – google maps

Les H.B.M./H.L.M. et les C.I.L.

Les offices H.L.M. sont des offices territoriaux qui gèrent la construction de logements économiques et familiaux.


Bien souvent les villes incapables de développer une politique cohérente de logement après la guerre en laisse la charge à ces offices.


En 1949, les H.B.M. se transforment en H.L.M., cela correspond à une volonté de l’état de s’impliquer davantage et d’en finir avec une politique d’assistance systématisée avec les H.B.M. Les offices H.L.M. sont soumis à des critères d’ordre social.


Les Comités Interprofessionnels de Logement regroupent alors des cadres et des ouvriers.


Les patrons financent la construction d’habitations peu onéreuses. Ils favorisent l’accès à la propriété de leurs employés. Des lois sont créées pour encourager la construction comme la prime à la construction ou le « 1% patronal ».

H.L.M. du boulevard d’Alprech, Le Portel – Lionel Leprêtre

Avenue Motte et ses C.I.L., Roubaix – Médiathèque de Roubaix

C.I.L. en construction, Roubaix-Tourcoing – Archives départementales Georges Besnier Arras

C.I.L. aux Vertes Allées, Roubaix – google maps

Les Camus

Les Houllières font appel à Raymond Camus pour apporter une solution rapide et économique au problème du logement dans le Bassin minier.


Camus développe le principe du préfabriqué en construisant de grands panneaux de béton armé dans des usines comme celle de Fort-de-Scarpe près de Douai.


Des blocs de quatre à huit logements sont édifiés avec des habitations d’une surface de 77m².

Les Camus, Annay-sous-Lens – Archives nationales du monde du travail

Les Camus et leurs habitants – Archives nationales du monde du travail