Les édifices de culte de la reconstruction

Contribution de Céline Frémaux au site internet sur la reconstruction dans le Nord-Pas-de-Calais.


Les destructions n’épargnent pas les lieux de culte. Au contraire, les clochers des églises sont parfois visés par les bombardements car ils servent de repères aux aviateurs. Pour les seuls édifices du culte catholique, 63 reconstructions totales ou quasi-totales ont été recensées dans le Nord-Pas-de-Calais.


Les édifices du culte ne font pas partie des catégories de bâtiments à reconstruire en priorité, fixées par le ministère de la reconstruction. Ils ne sont relevés pour la plupart qu’à partir de 1950. Les nouveaux bâtiments sont financés grâce aux dommages de guerre.


Le choix du parti architectural est le résultat d’échanges entre plusieurs acteurs : le maître d’ouvrage (la commune en général), le maître d’œuvre, l’architecte-conseil du M.R.U., et l’affectataire.


Les maîtres d’œuvre sont le plus souvent des architectes locaux, rarement spécialisés en architecture religieuse hormis Pierre Pinsard à Armbouts-Cappel. Le béton est omniprésent dans la structure mais la grande majorité des églises sont couvertes d’un parement de brique, référence à l’architecture régionale (églises de Frethun et d’Hazebrouck par exemple).


L’évolution liturgique qui touche le culte catholique après-guerre transparaît dans l’architecture : apparition d’églises à plan centré (églises de Bouchain et de Spycker par exemple), innovations formelles (églises de Blangerval-Blangermont, de Marck et d’Audinghen par exemple).

Église Saint-Paul, St-Pol-sur-Ternoise

Synagogue, Boulogne-sur-Mer – Google maps

Église Saint-Jean Baptiste, Dunkerque – Google maps

Église Saint-Pierre-aux –Liens, Blangerval-Blangermont

Église Saint-Léger, Hautecloque

Intérieur de l’église Saint-André, Boyaval - Commission Diocésaine d’Art Sacré