Les routes

Cinq tracés prioritaires de reconstruction sont définis comme celui Arras-Douai-Lille ainsi la reconstruction des autres routes est impérativement reléguée au second plan.


Courant 1943, les problèmes sont croissants puisque la construction du mur de l’Atlantique accaparait les matériaux. Seules les voies à intérêt militaire sont susceptibles d’être réparées dès lors.


De nombreux problèmes survenaient car les occupants se servaient allégrement dans les stocks de matériaux créant des conflits permanents.

Dès mars 1944 on signale que les municipalités ont-elles-mêmes créé des équipes pour réparer les voies de communication ce qui n’est pas du tout du goût de l’ingénieur en chef.


Il considère que cela relève de son unique compétence. La pénurie de matériaux se fait sentir rapidement alors que les moyens de transport se raréfient.


Pour les routes nationales, leur viabilité est maintenue tant bien que mal. Le goudronnage diminue et est réservé que pour des portions limitées de route et le reste des voies est recouvert par divers matériaux comme du macadam.


L’usage de la pierre provenant essentiellement des carrières du Boulonnais est restreint et des commandes étaient passées à des carrières belges. On constate dès lors un affaiblissement des chaussées de ces voies.


Pour les routes départementales, c’est beaucoup plus problématique car leur état général est mauvais et les crédits alloués sont faibles voire inexistants.

Goudronnage de la rue Royale, Calais – Archives municipales de Calais

Les gares

La gare reconstruite, Arras – André Coilliot

La gare maritime, Boulogne-sur-Mer – Archives municipales de Boulogne-sur-Mer

Pour certaines villes, la gare subit lors du conflit plusieurs destructions alors même qu’au premier conflit elles avaient subi un arasement complet.


La reconstruction de ces infrastructures est assez complexe du fait de problèmes de financement. Mais elle est indispensable pour la circulation des matières premières, des personnes et notamment des touristes comme à Boulogne-sur-Mer.

La gare de Lens, Lens – google maps

Les ponts

Pont d’Esquerchin, Douai – Archives communales de Douai

Pont de Brichambaut, Oisy-le-Verger – Cercles d’études d’Ecourt-Saint-Quentin

La reconstruction des ponts est un enjeu majeur afin de rétablir les communications et par là-même l’économie. A la Libération dans le Pas-de-Calais, on dénombre 184 destructions de ponts et 38 ponts ont été reconstruits définitivement. Dès lors il reste 3 192m de ponts à reconstruire. Au 1er aout 1946, 99 ponts ont été reconstruits définitivement. Des modifications structurelles sont apportées ainsi que des modifications de taille. En effet, les ponts reconstruits doivent pouvoir s’adapter à la modernisation des moyens de transport fluvial si bien qu’ils sont souvent agrandis du fait de l’élargissement des canaux. De plus, l’utilisation du béton précontraint se répand pour assurer à ces infrastructures une meilleure résistance.

Croquis pour la reconstruction du Pont d’Ocre, Douai – Archives municipales de Douai

Essais sur le pont d’Esquerchin reconstruit, Douai – Archives municipales de Douai